L’annonce d'hier, qu’Environnement Canada allait retirer l’appui financier qu’il accordait au Réseau canadien de l’Environnement (RCE) depuis 30 ans est un dur coup pour le Réseau environnemental du Nouveau-Brunswick (RENB). Avec un personnel de cinq personnes et un bureau à Moncton, le RENB dépend du financement modeste de ses frais de base (22 000 $) qu’il reçoit du RCE et autour duquel s’articule son budget annuel. Cette somme appuie les services que le Réseau offre aux groupes environnementaux et de conservation de la province, y inclut les communications entre les groupes et les ministères, le processus démocratique de prise de décision, les travaux des caucus et les travaux bilingues.
Plus de 90 groupes de citoyens du Nouveau-Brunswick sont membres ou associés du Réseau environnemental du Nouveau-Brunswick. Ces groupes incluent de grands groupes ayant une envergure nationale et de plus petits groupes locaux qui se rencontrent autour d’une table de cuisine. Pour une liste complète des groupes, consultez : http://www.nben.ca/en/about-us/nben-members-and-associates.
Selon Randy Nason, président des Sentinelles du bassin versant du lac Grand : « C’est véritablement triste d’apprendre que le gouvernement fédéral en soit rendu à retirer son financement à des organisations véritablement nationales comme le RCE et à ses affiliés dans tout le pays. Lorsque les Sentinelles du bassin versant du lac Grand ont commencé leurs travaux pour protéger le lac Grand, c’est le RENB qui nous a permis de nous relier aux autres organisations intéressées par la protection des bassins versants et de commencer sur le bon pied, » se souvient Nason.
Le Réseau environnemental du Nouveau-Brunswick et sa contrepartie nationale, le Réseau canadien de l’environnement fournisse de précieux services aux groupes environnementaux et aux citoyens. Au moment où les Canadiens demandent plus de protection environnementale face au climat changeant, il est pour le moins incompréhensible que ce financement de base soit éliminé », déclare Simon Mitchell de l’Association de la Meduxnekeag et président du comité des programmes du RENB.
Le Réseau canadien de l’Environnement a été fondé il y a plus de 30 années par une poignée d’organisations environnementales provinciales dont notamment le Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick. Leur objectif était de fournir l’infrastructure nationale nécessaire pour aider les groupes de citoyens de toutes les parties du pays à collaborer et à s’unir avec les décideurs d’Ottawa.
« Nos organisations ont passé des décennies à bâtir une structure uniquement canadienne qui permet aux détenteurs du pouvoir à Ottawa, dans les capitales provinciales et même aux Nations Unies de rejoindre la base et les collectivités locales, » fait remarquer David Coon, coordonnateur général du Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick et ancien président du Réseau canadien de l’Environnement. « C’est une triste nouvelle pour le Canada, mais nous ferons de notre mieux au Nouveau-Brunswick pour nous assurer que le Réseau environnemental du Nouveau-Brunswick traverse cette crise et continue de jouer le rôle charnière qu’il exerce dans notre province, » ajoute Coon.
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CONTACTS MÉDIATIQUE:
Randy Nason, Grand Lake Watershed Guardians, Président du RENB, (506) 339-5448
David Coon, Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick, (506) 466-4033, (506) 461-1023
Simon Mitchell, Meduxnekeag River Association Inc., Président du comité des programmes du RENB, (506) 328-8227, (506) 449-2009
Michel Desjardins, Grand Moncton Post Carbone, (506) 389-8221, (506) 381-1580
Dan Stote, Centre culturel et sportif de Cormier Village - EcoParc, Représentant du RENB au RCEN, (506) 532-3625, (506) 532-3014
Mary Ann Coleman, New Brunswick Environmental Network, (506) 433-6101
Nouvelles des groupes
Environnement Canada retire son appui financier au Réseau environnemental du Nouveau-Brunswick
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- Publié par : Tashina Thomas
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