Fredericton – Action CCNB a trouvé 16 terres humides où l’on croit que la ministre de l’Environnement a laissé tomber ses responsabilités ministérielles de protection de l’environnement en relevant les promoteurs de leurs obligations légales selon la loi sur l’assainissement de l’eau et la loi sur l’assainissement de l’environnement.




En effet, selon la loi au Nouveau-Brunswick, tout empiètement sur une terre humide ou sur une zone tampon, dont la superficie dépasse un hectare doit obtenir un permis selon les règlements sur la modification de cours d’eau ou d’une terre humide. Si la superficie d’une terre humide dépasse deux hectares, les promoteurs doivent aussi enregistrer leur proposition de projet selon les règlements d’évaluation des impacts de la loi sur l’assainissement de l’environnement afin que le projet soit passé en revue par le personnel du ministère de l’Environnement.




Toutefois au mois de mars, la ministre Margaret-Ann Blaney a suspendu les processus d’octroi des permis et de revue environnementale sur toutes les terres humides qui n’apparaissent pas sur la carte des « terres humides règlementées » affichée sur le site Web de GéoNB (http://geonb.snb.ca/geonb/). Cette carte des terres humides règlementées a été créée par photographie aérienne par le ministère des Ressources naturelles et n’est en aucune façon complète. En réalité, il existe des terres humides de grandeur considérable qui ne sont pas incluses sur la carte GéoNB.




Action CCNB a obtenu la preuve que les 16 terres humides, qui ne sont pas incluses sur la carte des terres humides règlementées que la ministre utilise maintenant pour règlementer les projets de développement sur les terres humides ou sur leurs zones tampons, avaient été déjà confirmées par le personnel du ministère de l’Environnement comme étant des terres humides selon la définition légale établie dans la loi sur l’assainissement de l’eau. Et comme elles n’apparaissent pas sur la carte, la ministre Blaney a informé les promoteurs qu’il n’est pas nécessaire qu’ils se soumettent aux lois qui régissent la protection des terres humides, la loi sur l’assainissement de l’environnement et la loi sur l’assainissement de l’eau, ni de se soumettre aux évaluations des impacts environnementaux qui avaient déjà été initiés dans plusieurs cas.




« La ministre affirme que ces terres humides n’existent pas même si tout le monde peut manifestement les observer, » souligne Stephanie Merrill, coordonnatrice du programme de protection des eaux d’Action CCNB. « Environ 50 % de nos terres humides n’apparaissent pas sur sa carte; nous faisons donc face à un grave problème » ajoute Merrill.




« Le devoir de la ministre de l’Environnement est de faire respecter les lois promulguées par l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick pour protéger nos terres humides, » rappelle David Coon, coordonnateur général d’Action CCNB. « Imaginer que la moitié de nos terres humides n’existent pas parce qu’elles ont été effacées d’une carte sur internet relève de la pensée magique. La ministre est obligée de faire respecter les règlements dont elle a la responsabilité d’administrer et de mettre en pratique; ne pas le faire est une erreur, déclare Coon.




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Personnes-ressources pour les médias :

David Coon, coordonnateur général : 458.8747
Stephanie Merrill, coordonnatrice du programme de protection des eaux : 458.8747
Raphael Shay, personne-ressource pour les médias francophones : 458.8747
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