Le rapport de surveillance de la qualité de l’air au Nouveau-Brunswick en a été publié la semaine dernière et le gouvernement a informé les groupes environnementaux intéressés.  En général, la qualité de l’air s’est améliorée et est égale ou supérieure aux normes selon la plupart des indicateurs.  À la fois les niveaux de dioxyde de soufre et d’oxyde d’azote ont baissé.  Dans ce rapport, c’est la cote air santé (CAS) de Saint-Jean qui est couverte; les CAS de Moncton et de Fredericton seront bientôt rapportées.Il subsiste toutefois des problèmes.  Le niveau de benzène à Saint-Jean, un carcinogène connu, est plus élevé que jamais.  Le benzène est un composé organique volatil (COV) est les principales sources de COV dans la ville sont la raffinerie et les pertes lors des transferts au terminal maritime.  Cet automne, les Pétroles Irving vont installer un système de récupération des vapeurs au terminal maritime et on s’attend à une réduction de 80 % des émanations de COV.

Dans le rapport, des inquiétudes sont aussi soulevées concernant les particules provenant des poêles à bois.  Darryl Pupek, du ministère de l’Environnement, souligne que la question des poêles à bois sera à l’ordre du jour du Conseil des ministres canadiens de l’Environnement, où l’on considèrera l’établissement de normes nationales pour les poêles à bois et pour d’autres appareils de chauffage.  La présence d’ozone au niveau du sol est un autre enjeu; le rapport démontre que ces niveaux sont demeurés approximativement constants durant la dernière décennie.  Environ 70 % de l’ozone dans la province provient des É.-U.  Gordon Dalzell a aussi soulevé les enjeux concernant les bruits et les odeurs, qui font tous les deux parties de la loi sur l’assainissement de l’air, mais qui ne sont pas mentionnés dans le rapport.

Les inquiétudes concernant la qualité de l’air et la fracturation hydraulique ont aussi été discutées.  Par ailleurs, Mark Glynn, du ministère de l’Environnement, souligne que les principaux produits provenant du brulage à la torche, comme l’oxyde d’azote pourraient inclure du méthane et des composés organiques volatils.  Les émissions fugaces durant les diverses phases de production ont aussi été discutées.  Pour sa part, Perry Haines, sous-ministre adjoint par intérim, a déclaré que le gouvernement étudiait les effets du gaz naturel sur la qualité de l’air.

Bien que les niveaux de contaminants atmosphériques diminuent, il est intéressant de noter que la province n’a pas suivi les causes de ces améliorations.  Étant donné que les activités industrielles de la province ont diminué comme suite aux fermetures de papèteries et de centrales électriques, les améliorations observées pourraient être attribuables au ralentissement de l’économie.  Gordon Dalzell a fait remarquer que si la centrale de Coleson Cove augmentait ses activités, les problèmes de la qualité de l’air augmenteraient aussi.  Le rapport souligne que le ministère devrait analyser ses données pour déterminer quelles améliorations atmosphériques sont attribuables à la surveillance des émissions ou à des facteurs économiques.

Les participants du secteur de l’environnement à la rencontre avec Gordon Dalzell ont été la Coalition des citoyens pour l’air propre, Arthur Thomson, Association pulmonaire du NB et Mary Ann Coleman du RENB.  Si votre groupe souhaitait participer à des séances d’information l’an prochain, veuillez en informer le RENB.

Vous trouverez des copies du rapport ici.

http://www.gnb.ca/0009/0355/0022/2009SurveillanceQualieLair.pdf

Et l’article du Telegraph-Journal est ici

http://telegraphjournal.canadaeast.com/search/article/1423389

http://www.gnb.ca/0009/0355/0022/2009AirQualityReport.pdf

News article in the Telegraph-Journal

http://telegraphjournal.canadaeast.com/search/article/1423389

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