Une récente étude de l’UNB a trouvé que, selon les prédictions climatiques, nous pouvons nous attendre à des changements partout au Nouveau-Brunswick.  Les chercheurs ont questionné plus de 40 climatologues, biologistes et autres scientifiques du Nouveau-Brunswick sur les changements écologiques qu’ils prévoient dans la province entre 2050 et 2100.  « Les écosystèmes terrestres et d’eaux douces seront considérablement affectés puisque les changements climatiques influencent directement ou indirectement les paramètres écologiques qui révèlent des limites ou des conditions favorables pour des organismes spécifiques, » dévoile le rapport.  Les changements attendus incluent le dépérissement des sapins et des épinettes blanches, une augmentation des chênes rouges et des épinettes rouges.  De la même façon, les lynx perdront leur compétition avec les lynx roux, mais les chevreuils ne seront pas affectés.  Les nombres des saumons de l’Atlantique et des truites diminueront.  Les auteurs de l’étude sont Tom Beckly, Arielle DeMerchant et Shawn Dalton.



Est-ce que les changements climatiques ont commencé?  Ce mois-ci l’U.S. National Oceanic and Atmospheric Administration a annoncé que le dioxyde de carbone dans l’atmosphère à l’Observatoire de Mauna Loa avait atteint 400 parties par million (ppm); aux fins de comparaison, avant la révolution industrielle les niveaux s’élevaient à 280 ppm.  Consultez le graphique animé qui démontre l’augmentation des désastres.



En Arctique, les fissures dans la glace augmentent et selon Paul Beckwith du Club Sierra, la couverture de glace disparaitra dans 6 à 30 mois.



Pour ceux qui « tentent de faire quelque chose », le rapport du Trottier Energy Futures Project qui passe en revue les recherches sur l’énergie à basse teneur en carbone dans 8 pays, on démontre que le Canada pourrait réaliser des réductions de 80 % de son utilisation des carburants fossiles d’ici 2050 avec un boum des technologies énergétiques propres.



Et puis, le rapport comprend des lettres intéressantes.  Dan Harvey de l’université de Toronto a publié un article avec un titre révélateur, « Oubliez les pipelines – le Canada doit se préparer pour le monde après carbone. » Douze scientifiques du climat ont fait parvenir une lettre au ministre des Richesses naturelles Joe Oliver pour éveiller son attention aux dangers d’accroitre les infrastructures des carburants fossiles au Canada.  Et Joe leur a répondu.



Il semble que cet enjeu devient de plus en plus à la page.  Tenez-vous au courant.

 © 2018 NBEN / RENB