La campagne Silence, On Parle! de lundi dernier a été jugée un succès par les organiseurs. Environ 500 groupes, représentant des millions de canadiens, ont participé. En fait, la campagne fut apparemment un tel succès que le gouvernement conservateur a expédié 10 ministres pour tenir des conférences de presse à travers le pays, pour informer le public de «l’autre côté de l’histoire». Alors que les conservateurs poussent le soutien pour bill C-38, d’autres sont en train de concocter des plans pour le faire échouer. Les débats autour du nouveau budget fédéral sont en train d’escalader, à la fois en ligne et hors-ligne. L’ancien ministre des pêches, John Fraser a récemment rejoint la multitude de voix opposées à C-38.

Elizabeth May, chef du Parti vert, mène le débat autour de C-38 dans le parlement, avec le soutien de quelques membres du Parti libéral. Elle planifie proposer des centaines d’amendements au budget, espérant ralentir le processus d’approbation et de déclencher beaucoup de discussion et de débats.

Elle espère ainsi forcer le parti conservateur à réviser le C-38 et à éliminer les éléments qui n’ont pas directement rapport au budget. En fait, parce que la loi C-38 contient tellement de choses qui n’ont pas rapport, la loi n’est pas une véritable loi omnibus- qui devrait en fait avoir un seul but et un seul thème commun. May estime que sa tactique a une chance sur deux de réussir.

Alors que May mène la bataille dans le parlement, l’opposition se manifeste dans les rues, car le C-38 est vu comme étant une attaque directe contre la démocratie. En sortant leurs casseroles, des canadiens des quatre coins du pays manifestent leur solidarité pour les étudiants québécois, mais aussi leur mécontentement face au budget fédéral C-38.

Évidemment, les politiciens et les groupes environnementaux ne sont pas les seuls opposants : des citoyens ordinaires se joignent maintenant à eux pour faire entendre leurs inquiétudes.

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