Nouvelles des groupes
- Détails
- Publié par : Vanessa Roy-McDougall
- Affichages : 7980
- Détails
- Publié par : Conservation Council of New Brunswick
- Affichages : 9334

CCNB : L'herbicide glyphosate lié au cancer doit être interdit
FREDERICTON — Récemment le Centre international de la recherche sur le cancer (CIRC) un organisme de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé un herbicide largement déversé chaque année sur les forêts du Nouveau-Brunswick dans la catégorie des produits chimiques qui posent un risque cancérogène pour l'humain.
Le volume 112 des Monographies du CIRC fait état de la recherche et de l'évaluation et un résumé a été publié dans la revue scientifique Lancet Oncology.
Le glyphosate, vendu sous les noms Roundup, Vision, et Vision Max, est un herbicide non-sélectif utilisé en agriculture, en sylviculture, sur des gazons et dans les parcs et zones de loisirs. C'est l'herbicide le plus utilisé au monde.
Le 25 mars 2015, le groupe de travail du CIRC composé de 17 experts provenant de 11 pays a classé le glyphosate dans la catégorie «cancérogène probable» en s'appuyant sur la recherche faite sur les animaux et sur les humains. Plusieurs études, notamment une étude canadienne ont observé un lien entre l'exposition des travailleurs au produit et une augmentation du risque d'un lymphome non hodgkinien.
«Le glyphosate peut être absorbé par l’organisme et on en a retrouvé dans le sang et dans l’urine de travailleurs qui sont exposés à ce produit » explique Inka Milewski, la conseillère scientifique du Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick. «Le glyphosate cause le cancer en endommageant les chromosomes (ADN) ce qui peut entrainer des mutations qui mènent au cancer. Les travailleurs ne sont pas les seuls affectés. Les experts du CIRC font état d'une recherche de l'année 2009 démontrant des altérations chromosomiques chez les résidents de plusieurs communautés à la suite de l'épandage aérien du glyphosate.»
Les herbicides sont utilisés dans les forêts du Nouveau-Brunswick depuis les années1970 quand le gouvernement a autorisé les entreprises de pâtes et de papiers de couper à blanc la fôret naturelle et de la remplacer par des plantations. Près de 13,000 hectares de la forêt de la Couronne de la province en sont arrosés chaque année. L'épandage par des hélicoptères sur près de 25 pour cent (%) des terres à bois d'oeuvre coupé au cours de l'année est fait pendant environ 40 jours aux mois d'août et septembre.
Le Conseil de conservation réclame une interdiction du glyphosate dans les forêts de la Couronne provinciale. «Les politiques et la règlementation sont en retard sur la connaissance scientifique que nous avons de plusieurs polluants dans notre environnement. Les législateurs et agences de règlementation ont trop souvent, trop attendu, avant de prendre des mesures de protection de la santé publique. Nous n'avons qu'à penser au plomb, au dichloro-diphényl-trichloréthane (DDT) au radon, à la dioxine et à la fumée de cigarette.» ajoute Milewski.
Selon Tracy Glynn, la directrice de la campagne de conservation de la forêt du Conseil de conservation il est grand temps d'interdire l'épandage aérien d'herbicide sur nos forêts : « Le Québec a banni l'utilisation du glyphosate en 2001 et a recours à des équipes de débroussaillage. Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a récemment mis fin au financement de l'épandage d'herbicide sur les forêts de la province et vise maintenant à obtenir une certification environnementale FSC qui exige une absence d'herbicides dans ses forêts. Malheureusement, ici au Nouveau-Brunswick on persiste à subventionner la sylviculture sur les terres de la Couronne avec entre autres, l'épandage, pour lequel selon les chiffres de Ressources naturelles du Canada la province défraie près de 1 000$ par hectare.
Au cours des dix dernières années, trois pétitions signées par des milliers de Néo-brunswickois à l'encontre de l'épandage d'herbicides sur nos forêts ont été déposées à l'Assemblée législature du N.-B. La dernière a été présentée en 2011. Des résidents du comté de Kent ont récemment risquer l'arrestation et doivent maintenant payer de fortes amendes parce qu'ils ont essayé d'arrêter l'épandage sur leurs terres.
«Les Néo-brunswickois tiennent à la création de bons emplois et à la protection de leur santé et de celle de la forêt. Le simple bon sens veut que nous fassions comme nos voisins en ayant recours à des équipes de débroussaillage plutôt qu'à des produits chimiques cancérigènes.» a déclaré Tracy Glynn.
-30-
- Détails
- Publié par : Terry Wishart
- Affichages : 9104
L’ALLIANCE PAIX ET AMITIÉ DEMANDE AU PREMIER MINISTRE GALLANT DE SUSPENDRE LES CONTRATS FORESTIERS ET DE CONSULTER LES PEUPLES INDIGÈNES
COMMUNIQUÉ 23 MARS 2015
Fredericton NB - Des membres de l’Alliance Paix et Amitié sont inquiets de la décision du gouvernement Gallant d’honorer les ententes forestières qui ont été signées sans consultation valable.
L’Alliance est composée de groupes non gouvernementaux et de peuples indigènes du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et du Maine, en collaboration avec une coalition nationale et internationale, qui tous, sont préoccupés par les assauts de plus en plus nombreux des gouvernements et de l’industrie contre nos terres, notre eau et notre air.
«Les terres touchées par ces contrats sont les territoires ancestraux qui ont été pris à notre peuple», affirme Ron Tremblay, porte-parole du Grand Conseil de Wolastoq. «Nous considérons le fait que Brian Gallant ait accepté les contrats comme un manquement à un processus juste et équitable. Les contrats ont été signés sans qu’il y ait eu consultation appropriée auprès des peuples indigènes.»
«Gallant aurait plutôt dû annoncer qu’il allait suspendre les contrats jusqu’à ce que les peuples indigènes aient été convenablement consultés», poursuit Ron Tremblay.
«Cela ne donne qu’une raison de plus pour intenter une action en justice contre ce gouvernement pour qu’il reconnaisse finalement que les terres qu’ils ont cédées pour être détruites appartiennent aux Autochtones », ajoute Alma Brooks, mère de clan du Grand Conseil Wolastoq.
Pour sa part, Maggie Connell, coprésidente de la section de Fredericton du Conseil des Canadiens affirme que «cette transaction forestière s’est conclue en secret et à l’insu des nôtres et des Autochtones de Wolastoq».
«Nous voulons prévenir des dommages irréparables à la Forêt acadienne qui ne va pas pouvoir se régénérer avant des centaines d’années», d’ajouter Connell. «Après le dur hiver que nous avons connu, nos dirigeants élus ne peuvent plus prétendre que les changements climatiques n’ont pas lieu. Nos dirigeants ont une obligation de diligence de prévenir la perte à grande échelle de la couverture forestière. Plusieurs des zones maintenant autorisées pour la coupe en vertu du contrat forestier se situent sur des pentes raides et dans des endroits humides qui, une fois exploitées, ne retiendront plus autant d’eau après de fortes pluies, augmentant d’autant le risque d’inondations dans les agglomérations situées en aval.»
Un rassemblement se tiendra à l’extérieur de l’Assemblée générale annuelle conjointe de trois (3) associations de circonscription libérales du Nouveau-Brunswick ce mercredi, 25 mars, de 17 h 30 à 19 h à la salle des Chevaliers de Colomb, au 170, rue Regent, à Fredericton, afin de dire à Brian Gallant de faire en sorte que nous ayons accès à un processus équitable et de suspendre les contrats forestiers par voie législative. Il s’agit d’une activité familiale auquel le public est invité.
- Détails
- Publié par : Conservation Council of New Brunswick
- Affichages : 8562
Est-ce que les résidents de Fredericton pourront demander à TransCanada quels sont les risques d’un déversement de l’oléoduc Énergie Est dans leur eau potable?
FREDERICTON – TransCanada refuse d’organiser une réunion publique pour les résidents de Fredericton, alors que cette compagnie se prépare à rencontrer pour la deuxième fois en un an la communauté des affaires.
Kevin Maloney d’Oléoduc TransCanada prévoit faire une présentation matinale à la Chambre de commerce de Fredericton le 17 mars 2015 au Palais des congrès de Fredericton de 8 heures à 9 heures. À titre de gérant de la construction du nouvel oléoduc – Ontario & Nouveau-Brunswick, Maloney veut mettre à jour la communauté des affaires sur les progrès de la proposition de l’Oléoduc Énergie Est.
Cette annonce arrive seulement deux semaines après que la population a appris que TransCanada avait fait parvenir une lettre à la Ville de Fredericton pour refuser la requête du Conseil de la ville d’organiser une rencontre publique pour ses citoyens. Dans une lettre du 11 février 2015, Patrick Lacroix, gérant du projet de TransCanada Énergie-Est, expliquait la position de sa compagnie : « Nous demeurons concentrés sur les collectivités et les propriétaires directement affectés par l’itinéraire de l’oléoduc, » laissant entendre que Fredericton ne serait pas directement affecté par l’oléoduc.
La lettre de TransCanada ne mentionne pas que la compagnie a participé à des rencontres avec la communauté des affaires de Fredericton. Philippe Cannon de TransCanada a fait une présentation sur la sécurité publique et les impacts économiques de l’oléoduc proposé à la Chambre de commerce de Fredericton, au Club Rotary de Fredericton Nord et au maire Brad Woodside le 17 mars 2014.
Cette contradiction a incité plusieurs membres du Chapitre Fredericton du Conseil des Canadiens de contacter la Chambre de commerce de Fredericton pour lui demander d’ouvrir la rencontre au public. Une des membres du Conseil, Marzipan Trahms, explique : « Il est injuste que TransCanada rencontre la communauté des affaires de Fredericton mais refuse de rencontrer les citoyens de Fredericton. Cette façon de se comporter n’est pas bonne pour établir la confiance. J’ai exprimé mes inquiétudes au président de la Chambre, Joseph O’Donnell et il m’a assuré que la population était la bienvenue à la présentation matinale. »
Maggie Connell, vice-présidente du Chapitre Fredericton du Conseil des Canadiens ne cache pas sa satisfaction avec ce changement, « On doit féliciter la Chambre de commerce de Fredericton d’avoir ouvert cette rencontre au public. Nous avons hâte d’entendre comment TransCanada va s’occuper d’une manière ouverte et honnête de nos inquiétudes concernant les risques pour notre approvisionnement en eau potable. »
« La question que nous posons à TransCanada est très simple : « Où aboutira un déversement dans la Nashwaak? » affirme madame Connell. « Va-t-on préparer une modélisation informatique pour prédire si oui ou non des produits toxiques provenant d’un déversement de pétrole atteindra l’aval de la Nashwaak, l’endroit critique d’ouvertures vers l’aquifère de Fredericton?
Don McDonald un résident de Stanley est tellement inquiet de l’impact d’un déversement dans les cours d’eau où il pêche depuis toujours, la Nashwaak et la Miramichi du Sud-ouest, qu’il a demandé il y a une semaine d’être entendu comme intervenant aux audiences de l’Office national de l’Énergie. « Le bras sud de la Miramichi du Sud-ouest, la Taxis et ses tributaires et le lac Brook se déversent dans la Miramichi du Sud-ouest. Le ruisseau McGivney et le ruisseau Brook se déversent dans le ruisseau Cross et ensuite dans la Nashwaak pour aboutir dans le fleuve Saint-Jean. »
Monsieur McDonald a souligné les risques élevés pour Fredericton, « Le trajet proposé pour l’oléoduc traverse trois tributaires qui se déversent dans la Nashwaak. Le débit habituellement élevé du ruisseau Cross et de la Nashwaak signifie qu’un déversement qui pourrait survenir dans le milieu de la nuit et ne serait détecté que le matin, au moment où le déversement arriverait à Fredericton. »
Don se prépare à participer à la présentation de TransCanada et veut poser la question suivante : « Combien de pétrole l’oléoduc doit-il déverser avant que l’on s’en aperçoive et avec quelle précision peut-on identifier l’endroit du déversement? Ce sont des questions importantes concernant les déversements. Par exemple, nous avons besoin de connaitre le type d’équipement de télédétection qui sera utilisé et quelles seront les exigences pour les vannes d’arrêt au franchissement des cours d’eau? Est-ce que ces vannes pourront se fermer automatiquement? »
Elizabeth Hamilton, membre du chapitre de Fredericton du Conseil des Canadiens résume pourquoi son groupe est si préoccupé à propos de cet oléoduc. Une étude indépendante commandée par une municipalité du Québec a trouvé que des déversements d’Énergie Est aussi importants que 2,6 millions de litres par jour peuvent passer inaperçus. Et le bitume dilué que TransCanada prévoit pomper dans cet oléoduc est rempli de produits chimiques cancérogènes et coule immédiatement au fond des cours d’eau.
« Nous connaissons de véritables déversements qui démontrent que nos inquiétudes sont fondées,» affirme Madame Hamilton. « Une quantité estimée à 3,8 millions de litres de sables bitumineux dilués ont été déversés dans une section de 60 kilomètres de la Kalamazoo au Michigan en juillet 2010, obligeant ainsi des centaines de résidents à déménager. Même après 4 années de nettoyage au cout de 1,3 milliard de dollars, il reste encore environ 600 000 litres de pétrole coincés au fond de la Kalamazoo. »
Madame Hamilton conclut : « Notre inquiétude est qu’un grand déversement de l’oléoduc dans la Nashwaak se retrouverait jusqu’à Fredericton. Nous devons penser en premier et surtout à la protection de notre eau potable. »
PERSONNES RESSOURCES POUR LES MÉDIAS:
Maggie Connell 506.459.8081
Marzipan Trahms 506.454.6410
LIEN: Journée de la présentation – Oléoduc Énergie-Est
http://business.frederictonchamber.ca/events/details/presentation-day-the-energy-east-pipeline-come-get-the-latest-update-on-its-progress-163
- Détails
- Publié par : Conservation Council of New Brunswick
- Affichages : 7927
MEDIA RELEASE
FREDERICTON — Proposed new aquaculture regulations will face scrutiny before a senate committee meeting today after a coalition of fishers, fishing associations, business leaders and scientists have said the changes would harm marine environments and wild fisheries such as salmon and lobster.
The Conservation Council of New Brunswick’s Fundy Baykeeper, Matt Abbott, will be watching the meeting and is available for comment to media before and after the proceedings.
Abbott was a leading force behind the open letter sent last month to Prime Minister Stephen Harper calling upon the federal government to scrap the proposed aquaculture activities regulations. The letter was signed by a broad coalition of 120 people and organizations, who will be represented at the Senate Standing Committee on Fisheries and Oceans by Bill Ernst (Toxicologist, Environment Canada, retired), Rob Johnson (Ecology Action Centre), and Michael Van den Heuvel (Canada Research Chair in Watershed Ecological Integrity, University of Prince Edward Island).
The hearing takes place at 5 p.m. EST and can be watched online through a webcast. Follow the Twitter handles @AquaRegs and @cc_nb for more updates.
For more information or to arrange an interview, contact:
Matt Abbott, Fundy Baykeeper: 506-321-0429, [email protected]
The Conservation Council of New Brunswick
Established in 1969, the Conservation Council serves as the province’s leading voice for conservation and environmental protection. A leading public policy advocate, CCNB works to find practical solutions to help families and educators, citizens, governments and businesses protect the air we breathe, the water we drink, the precious marine ecosystem and the land, including the forests, that support us.
-30-
Conservation Council of New Brunswick 180 St. John Street, Fredericton NB E3B 4A9506.458.8747 :: www.conservationcouncil.ca
- Détails
- Publié par : Marie-Pierre Poirier
- Affichages : 8060
MEDIA RELEASE
FREDERICTON — The Conservation Council of New Brunswick has applied to be an intervenor in the National Energy Board’s review of the proposed Energy East oil pipeline.
It is one of nearly 1,000 groups and individuals to apply to participate in the review of TransCanada Corporation’s proposal to build a 4,600-kilometre oil pipeline from the tarsands in Alberta to export terminals in New Brunswick. The deadline to apply to be heard by the NEB was today.
Among other abilities, approved intervenors can file written evidence, ask written questions about evidence supplied by TransCanada, comment on draft conditions, and present written and oral arguments during hearings.
The Conservation Council has also applied to receive participant funding from the NEB which it will use in part to hire a team of scientists to examine the pipeline proposal.
“There are already quite a few holes in the information the Board has received — it's not translated, it neglects to address upstream climate pollution, and we have yet to discover where the second export terminal will be,” said Lois Corbett, Executive Director of the Conservation Council of New Brunswick.
“We need to have scientists with expertise in a range of fields — from oil spill impacts in rivers to how increased tanker traffic will affect the endangered whales in the Bay of Fundy."
Corbett said the large number of groups and individuals who have applied demonstrates the concern Canadians have about the oil pipeline project, even in spite of changes to the hearing process which made it harder for people to be involved.
If approved as an intervenor, the Conservation Council will hire a team of experts to study:
● The pipeline’s potential impacts on freshwater fish and fish habitat in New Brunswick;
● The impact of the pipeline and increased shipping traffic on the Bay of Fundy and its wildlife such as the endangered Right whale;
● The state of emergency preparedness for responding to an oil spill in the Bay of Fundy; and
● The risks associated with oil spills and the use of dispersants in the Bay of Fundy and New Brunswick’s freshwater rivers, creeks and streams.
The Conservation Council is asking the National Energy Board to hold hearings in Edmundston and Saint John, at the minimum, so New Brunswickers have fair access to the review process.
-30-
The Conservation Council of New Brunswick
Established in 1969, the Conservation Council serves as the province’s leading voice for conservation and environmental protection. A leading public policy advocate, CCNB works to find practical solutions to help families and educators, citizens, governments and businesses protect the air we breathe, the water we drink, the precious marine ecosystem and the land, including the forests, that support us.
To arrange an interview, contact: Jon MacNeill, Communications Officer | 458-8747 | 261-1353 | [email protected]
Conservation Council of New Brunswick 180 St. John Street, Fredericton NB E3B 4A9506.458.8747 :: www.conservationcouncil.ca
