L’ALLIANCE PAIX ET AMITIÉ DEMANDE AU PREMIER MINISTRE GALLANT DE SUSPENDRE LES CONTRATS FORESTIERS ET DE CONSULTER LES PEUPLES INDIGÈNES

 COMMUNIQUÉ        23 MARS 2015

Fredericton NB - Des membres de l’Alliance Paix et Amitié sont inquiets de la décision du gouvernement Gallant d’honorer les ententes forestières qui ont été signées sans consultation valable.

L’Alliance est composée de groupes non gouvernementaux et de peuples indigènes du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et du Maine, en collaboration avec une coalition nationale et internationale, qui tous, sont préoccupés par les assauts de plus en plus nombreux des gouvernements et de l’industrie contre nos terres, notre eau et notre air. 

«Les terres touchées par ces contrats sont les territoires ancestraux qui ont été pris à notre peuple», affirme Ron Tremblay, porte-parole du Grand Conseil de Wolastoq.  «Nous considérons le fait que Brian Gallant ait accepté les contrats comme un manquement à un processus juste et équitable. Les contrats ont été signés sans qu’il y ait eu consultation appropriée auprès des peuples indigènes.»

«Gallant aurait plutôt dû annoncer qu’il allait suspendre les contrats jusqu’à ce que les peuples indigènes aient été convenablement consultés», poursuit Ron Tremblay.

«Cela ne donne qu’une raison de plus pour intenter une action en justice contre ce gouvernement pour qu’il reconnaisse finalement que les terres qu’ils ont cédées pour être détruites appartiennent aux Autochtones »,  ajoute Alma Brooks, mère de clan du Grand Conseil Wolastoq. 

Pour sa part, Maggie Connell, coprésidente de la section de Fredericton du Conseil des Canadiens affirme que «cette transaction forestière s’est conclue en secret et à l’insu des nôtres et des Autochtones de Wolastoq».

«Nous voulons prévenir des dommages irréparables à la Forêt acadienne qui ne va pas pouvoir se régénérer avant des centaines d’années», d’ajouter Connell. «Après le dur hiver que nous avons connu, nos dirigeants élus ne peuvent plus prétendre que les changements climatiques n’ont pas lieu. Nos dirigeants ont une obligation de diligence de prévenir la perte à grande échelle de la couverture forestière. Plusieurs des zones maintenant autorisées pour la coupe en vertu du contrat forestier se situent sur des pentes raides et dans des endroits humides qui, une fois exploitées, ne retiendront plus autant d’eau après de fortes pluies, augmentant d’autant le risque d’inondations dans les agglomérations situées en aval.»


Un rassemblement se tiendra à l’extérieur de l’Assemblée générale annuelle conjointe de trois (3) associations de circonscription libérales du Nouveau-Brunswick ce mercredi, 25 mars, de 17 h 30 à 19 h à la salle des Chevaliers de Colomb, au 170, rue Regent, à Fredericton, afin de dire à Brian Gallant de faire en sorte que nous ayons accès à un processus équitable et de suspendre les contrats forestiers par voie législative. Il s’agit d’une activité familiale auquel le public est invité.
 © 2018 NBEN / RENB