• Pour publication immédiate              COMMUNIQUÉ                           21 novembre 2012

    Marche pour interdire la fracturation – Cessez de spéculer avec notre eau et notre air

    FREDERICTON NB ---- Une marche à Fredericton qui se terminera par un rassemblement à l’Assemblée législative aura lieu le mardi 27 novembre pour demander de mettre fin à l’exploitation non traditionnelle du gaz naturel au NB.

    Au mois de novembre l’an dernier, plus de 20 000 NéoBrunswickois ont demandé d’interdire l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste en présentant des pétitions à la Législature.  Par ailleurs, durant l’année dernière plusieurs différentes associations au Nouveau-Brunswick ont adopté des résolutions pour soit interdire ou soit imposer un moratoire à l’exploitation non traditionnelle du gaz naturel.  Celles-ci incluent :

    1)   L’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick regroupant 51 membres (octobre 2011);

    2)   Le Syndicat des infirmières et des infirmiers du Nouveau-Brunswick comprenant 6 900 membres (décembre 2011);

    3)   Le Syndicat national des agriculteurs NB regroupant 150 fermes (mars 2012);

    4)   Le synode des Maritimes de l’Église unie du Canada (mars 2012);

    5)   Le Syndicat canadien de la fonction publique regroupant 30 000 membres (avril 2012);

    6)   Le Collège des médecins de famille du Nouveau-Brunswick regroupant 700 membres (avril 2012);

    7)   Le personnel médical de l’hôpital Mémorial de Sackville (mai 2012);

    8)   Les médecins de l’Hôpital de Moncton (juin 2012);

    9)   La Fédération des NéoBrunswickois des zones rurales (FoR NB);

    10)   Les médecins de l’hôpital Georges Dumont Moncton (septembre 2012);

    11)  Un nombre de municipalités incluant (Moncton, Sackville, Memramcook, Minto, Stanley, Bathurst, Sussex Corner, Quispamsis).

    Marilyn Lerch de l’Alliance de Tantramar contre la fracturation hydraulique constate que : « Le gouvernement du NB n’a donné aucune indication qu’il écoutait tous ces appels pour un moratoire ou une interdiction. »  « Au contraire, la toute première proposition à la deuxième session de l’Assemblée législative a ignoré les pétitions et confirmé que la politique de l’administration conservatrice était en faveur de l’exploitation « responsable » des réserves de gaz naturel au Nouveau-Brunswick. »

    « Les réserves de gaz naturel au NB ne sont pas traditionnelles, c’est-à-dire qu’elles doivent être extraites par une technologie relativement nouvelle appelée fracturation hydraulique massive fracking, » explique Stephanie Merrill d’Action CCNB.  « La fracturation hydraulique est essentiellement un processus industriel contaminant qui injecte des milliards de milliards de litres d’eau mélangés avec des produits chimiques toxiques à des pressions énormes pour faire éclater la pierre et laisser échapper les hydrocarbonés des formations souterraines comme les schistes ou les grès rouges. »

    « Des preuves provenant d’autres juridictions ne cessent de démontrer que les risques sanitaires, sociaux et environnementaux sont majeurs et que les avantages économiques sont exagérés, » souligne Guillermo Castilla, professeur adjoint de l’Université de Calgary.  « C’est pourquoi notre gouvernement a le devoir de prévenir les dommages et mettre fin à toute exploitation jusqu’à ce l’on puisse démontrer que cette technologie est sécuritaire et qu’un plan d’exploitation complet est présenté. »

    « Le but de la marche et du rassemblement de mardi est de se rappeler à la mémoire les pétitions des 20 000 NéoBrunswickois qui ont été ignorées, mais qui demandent la cessation immédiate de l’exploration et de l’exploitation par méthode non traditionnelle du gaz naturel, » affirme Julia Linke du chapitre Fredericton du Conseil des Canadiens.  « Cela veut dire l’arrêt immédiat des explorations pour les gaz de schiste, la fin des émissions de tous nouveaux permis et du renouvèlement des permis existants, » précise Dr. Linke. 

    « Les groupes et les organisations qui se sont déjà joints à cette manifestation ou qui l’ont endossée constituent un véritable échantillon des populations rurales et urbaines du Nouveau-Brunswick, » observe Jim Emberger de l’Association communautaire de Taymouth.  « L’opposition à la fracturation ne peut que s’accroitre dans la province, parce que l’administration ne réussit pas à présenter une analyse de rentabilité pour appuyer ses prétentions concernant les emplois et les redevances tout en continuant à affaiblir la protection environnementale de nos zones humides, de nos bassins versants et de notre atmosphère pour faire place à cette industrie. »

    Conseillère municipale à Sackville, Margaret Tusz-King prévoit : « L’exploration non traditionnelle du gaz naturel va affecter l’ensemble du Nouveau-Brunswick, ses villes comme ses collectivités rurales »  « C’est pourquoi il est intéressant de noter le grand nombre de NéoBrunswickois qui manifestent leur solidarité en s’assemblant pour protester en solidarité lors de l’ouverture de l’Assemblée législative.  Ces citoyens montrent clairement qu’ils sont en faveur de l’arrêt d’une entreprise qui pourrait modifier notre paysage à jamais. »

    Le mardi 27 novembre, des groupes et des citoyens vont se rappeler le rassemblement de l’an dernier et démontrer leur solidarité avec les 20 000 personnes dont les signatures ont été ignorées, en participant à une marche à Fredericton pour interdire la fracturation.  Cette marche pacifique va commencer à 11 h au vieux cimetière et se terminera avec un rassemblement entre midi et 13 heures devant l’édifice de l’Assemblée nationale.  De brèves discours seront présentées.

    Voici les noms des groupes/organisations qui se sont joints à la manifestation et/ou qui l’ont endossée :

    A) Groupes des collectivités :  1) Citizens Coalition for Clean Air, 2) Concerned Citizens of Penobsquis, 3) Friends of Mount Carleton, 4) Hampton Water First, 5) Harvey Environmental Action Team; 6) Memramcook Action, 7) New Brunswickers Against Fracking, 8) Parents Against Everyday Poisons, 9) Taymouth Community Association, 10) Tantramar Alliance Against Hydrofracking, 11) Notre Environnement, Notre Choix, 12) Upriver Environment Watch, 13) Upper Miramichi Stewardship Alliance, 14) Darlings Island Fracking Intervention Naguwigewauk, 15) Friends of the UNB Woodlot, 16) Penniac Anti-Shale-Gas Organization, 17) Quality of Life Initiative, 18) Petitcodiac Watershed Alliance, 19) Stanley Area Action Group, 20) Sustainable Energy Group, 21) Maliseet Grand Council, 22) Water and Environmental Protection for Albert County, 23) Cornhill Area Residents Association and 24) The Federation of Rural New Brunswickers (ForNB)

    B) ONG: 1) CCNB Action, 2) Association pulmonaire du NB 3) ecoFredericton Sustainable Living Inc., 4) Conseil des Canadiens, chapitre de Saint-Jean, 5) Conseil des Canadiens, chapitre de Fredericton et Sierra Club Atlantic

    C) Organisations professionnelles/Syndicats : 1) Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), 2) Syndicat national des fermiers NB (SNF NB), 3) Conseil du travail de Fredericton & District

    D) Partis politiques :  Parti vert et NPD

    E) Jeunes et jeunes adultes : 1) 5e année, classe du chef Harold Sappier École élémentaire Memorial, Première nation St. Mary’s, Fredericton 2) Étudiants et étudiantes de l’université Saint Thomas & de l’UNB, 3) Éco-action groupe de l’université Mount Allison 4) Élèves du Collège des métiers du NB.

    F) Groupes Facebook : “New Brunswick is NOT for sale”, “SAY NO TO SHALE GAS IN NEW BRUNSWICK”, “NoShaleGasNB”, “Upriver Environment Watch” et “Ban Hydraulic Fracturing (hydro-fracking) In New Brunswick

  • DÉCLARATION DES GENS DU NOUVEAU-BRUNSWICK SUR LE GAZ DE SCHISTE ET L’ÉNERGIE RENOUVELABLE

    Le 27 novembre 2012


    ATTENDU QUE

    Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a accordé, gratuitement et sans consultation publique,et avant d’en avoir obtenu le consentement des Premières Nations, des licences permettant l’exploration du gaz de schiste sur 1,5 millions d’hectares de terres de la province, contrevenant ainsi à la Déclaration de 2007 des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones; et

    Le taux de rupture de tubage des puits, au cours de deux décennies, s’est situé entre 2 et 8 %, atteignant même 50 %, l’extraction du gaz de schiste par la méthode de la fracturation hydraulique constitue un risque inacceptable pour les puits d’eau potable, la couche aquifère, les lacs et cours d’eau, sans compter que cette industrie consomme des millions de gallons d’eau douce transformée en un produit résiduaire devant être traité avant d’être rejeté dans le milieu naturel; et

    Le processus de fracturation utilisé par l’industrie du gaz de schiste libère des fluides toxiques tels que du benzène, du carburant diésel, du kérosène, de la naphtalène et de l’antigel qui s’infiltrent dans l’eau par des fuites et des déversements et dans l’air par des émissions fugitives et la ventilation, mettant ainsi en péril les résidents de la province,les animaux d’élevage et les espèces sauvages, ainsi qu’une agriculture et des bassins hydrologiques essentiels; et

    Les collectivités où des activités de fracturation hydraulique ont eu lieu ont eu à faire face à des explosions, des incendies, des déversements, de la contamination de cours d’eau et de puits, ce qui a causé un risque accru pour les services d’incendie composés de bénévoles, les fournisseurs de soins de santé et de services de mesures d’urgence; et

    L’extraction du gaz de schiste à grande échelle et la mise en place des infrastructuresnécessaires à son activité -routes, plateformes de forage, canalisations, stations de compression - de même que la circulation d’équipement lourd, entraînant bruit, poussière et émissions, affectera la valeur des propriétés et augmentera le fardeau fiscal des Néo-Brunswickois, eux qui n’auront pourtant pas consenti aux activités de cette industrie;

    ET ATTENDU QUE

    En 2011, environ 20 000 Néo-Brunswickois ont signé une pétition demandant de bannir l’octroi de permis pour l’extraction du gaz de schiste et l’extraction du gaz de schiste au Nouveau-Brunswick;

    En novembre 2011, un sondage de CBC auprès de 1 800 Néo-Brunswickois indiquait que pour 80 % des répondants, les questions environnementales étaient plus importantes que les revenus que pourrait générer la fracturation hydraulique,que 74 % souhaitaient qu’on mette fin à l’exploration par fracturation hydraulique et que 61 % désiraient que la fracturation hydraulique soit interdite;

    Le rapport de M. Louis LaPierre (Ph.D.) publié en octobre 2012, La voie de l’avenir, ne reflète pas la volonté des gens telle qu’ils l’ont exprimée lors des assemblées publiques tenues en 2012 et que de plus, ces assemblées publiques n’ont pas fourni à M. LaPierre de preuves pour appuyer une opinion, à savoir si un moratoire sur le développement du gaz de schiste était justifié ou non;

    Le rapport de la DreEilishCleary publié en septembre 2012 et intitulé Recommandations du médecin-hygiéniste en chef sur l’exploitation du gaz de schiste au Nouveau-Brunswickmentionne les paramètres nombreux et coûteux qui doivent être mis en place pour évaluer les impacts de la fracturation hydraulique sur la santé humaine avant que toute activité de fracturation n’ait lieu;

    Le Nouveau-Brunswick ne s’est pas doté d’une Charte des droits environnementaux qui reconnaîtrait l’eau comme un droit fondamental et garantirait à ses citoyens et à ceux des Premières Nations le droit à un environnement sain, comprenant de l’eau propre, de l’air pur et des sols non contaminés.

    Les prévisions de l’industrie du gaz de schiste par rapport aux emplois susceptibles d’être créés se sont avérées en général exagérées ailleurs, par exemple au Texas et que, de plus, les Néo-Brunswickois en général ne possèdent pas les habiletés et compétences recherchées par cette industrie, ce qui les confine à des emplois non spécialisés sur les sites de gaz de schiste;

    ET SACHANT

    Qu’à la suite des objections émises par les populations, surtout par celles les plus directement touchées, la fracturation hydraulique a été bannie ou interdite dans plusieurs endroits dans le monde, avant tout à cause des son impact sur l’eau; et

    Que pour mettre en place les infrastructures nécessaires à cette industrie, il faudra procéder à des coupes à blanc, s’accommoder de la pollution par le bruit, incessant, et la lumière, qu’il y aura une augmentation de la circulation de camions et que des changements modifieront notre paysage à tout jamais, et que tout cela est incompatible avec des industries existantes comme la foresterie, la pêche, l’embauche de guides, l’agriculture, le tourisme, les activités récréatives qui toutes contribuent à l’économie du Nouveau-Brunswick; et

    Que des ressources qui pourraient être affectées au développement d’énergiesnon polluantes et renouvelables,comme l’énergie solaire, éolienne, géothermique, microcentrale hydrauliqueet autres ressources non destructives, seront utilisées pour se lancer dans l’extraction du gaz naturel – un combustible fossile qui contribue au réchauffement climatique –pour le libérer du shale dans lequel il est emprisonné; et

    Que des rencontres privées entre le gouvernement et des groupes de l’industrie, défrayées par les contribuables, telles que la Conférence Exploration et exploitation minière et pétrolière au Nouveau-Brunswick 2012 qui a eu lieu à Fredericton du 4 au 6 novembre 2012, ont pour effet de décourager les Néo-Brunswickoisde s’exprimer contre le développement du combustible fossile et d’empêcher d’autres solutions de se développer et de se réaliser.

    NOUS, LES SOUSSIGNÉS, DEMANDONS RESPECTUEUSEMENT

    Que le gouvernement du Nouveau-Brunswick entreprenne dès aujourd’hui un programme de réorientation destiné à réduire la consommation totale d’énergie, à promouvoir l’efficacité énergétique et à choisir des sources d’énergie renouvelables de préférence à des sources épuisables, et ce, en transférant toutes les subventions du charbon aux ressources durables et renouvelables, et en les augmentant; et

    Que la production et la livraison de l’énergie soient repensées de manière à répondre aux besoins de la population du Nouveau-Brunswick, et non pour que notre énergie soit exportée ou gérée par des intérêts transnationaux ou contrôlée par la consommation industrielle, et

    Que l’on favorise des solutions de rechange durables, à plus petite échelle et provenant d’ici. Ce revirement exige d’interdire immédiatement tout forage de schiste et en général d’interdire l’extraction des hydrocarbures par des méthodes non éprouvées qui présentent trop de risques pour l’environnement et la santé; et

    Que le gouvernement engage un dialogue sérieux et constructif avec les intervenants sociaux et environnementaux afin de dresser une liste de toutes les possibilités à exploiter, en tenant compte de la dette et du déficit de la province, afin d’éliminer une fois pour toutes le gaz de schiste comme unique solution; et

    Que le gouvernement accepte que la population du Nouveau-Brunswick exerce son droit à la désobéissance civile pour s’opposer à la destruction de son environnement, et pour protéger ses moyens de survie, sa qualité de vie et sa santé; et

    Que le gouvernement donne la priorité à l’adoption d’une déclaration des droits environnementaux, enchâssant ainsi les droits des citoyens à de l’air pur, à de l’eau propre et à des terres non contaminées, pour le bien des générations actuelles et futures.


    Signéeen ce 27e jour de novembre 2012
  • Public Release

    Q. Why this protest?

    A. Over the last year, the NB government has not given any indication that it is willing to ban or impose a moratorium on hydrofracking, despite mounting evidence on the threats it poses. We want to remind our government in the opening of the Legislature that the people of NB have not given their consent to go ahead with this industry, and that we still demand an immediate stop to any further exploration or development.

    Q. What is the big deal about hydro-fracking?

    A. Fracking is an inherently contaminating industrial process that injects trillions of liters of water laced with toxic chemicals at enormous pressure to break apart rock and release hydrocarbons from underground formations such as shale and sandstone. Part of this toxic water, which may afterwards contain heavy metals and naturally occurring radioactive materials (NORMs) from the rock it opened, flows back to the well head and has to be tracked out and treated for safe disposal. NB lacks any such treatment facility, and even if it existed, there is no way to treat NORMs.

    Q. Are there other concerns?

    A. Yes. We are talking about unconventional gas (and possibly oil) reserves than can only be exploited through a massive network of wellpads spaced every mile or so and that will require clear-cutting, 24-hour noise and light pollution, huge amounts of truck traffic (and thus accidents and road damage) and permanent alterations of the landscape of rural NB. Furthermore, many of these wells are statistically bound to fail and leak methane and other compounds through the well casing, thus contaminating groundwater. The air quality of the entire area is also bound to decrease through toxic emissions from the well operations, which include volatile organic compounds (VOCs) that can cause cancer.

    Q. How can you tell that the people have not given their consent?

    A. In the first place, there is no explicit mention of shale gas in the PC 2010 electoral platform. There is a just a call for ’responsible‘ development of NB Natural Gas reserves. Given the available evidence, ‘responsible’ would be to apply the precautionary principle and call for a moratorium as the government of Quebec has done. So they are not even honouring the call in their platform.

    Second: In November last year a petition for a ban on shale gas that nearly 20,000 people signed was tabled at the Legislature, which, by the way, were completely ignored. This is the largest collection of signatures that has ever taken place in NB on an environmental issue.

    And third, a year ago, a CBC poll of 1,800 New Brunswickers indicated that 80 percent thought environmental concerns outweigh the desire for revenue from hydro-fracking; 74 percent thought hydro-fracking should not continue, and 61 percent called for a total ban on fracking. So it is clear they cannot get the people’s consent, that’s probably why they haven’t asked for it yet.

    Q. But Dr. Louis LaPierre ruled out a moratorium in his report and calls for a phased approach, what do you have to say about this?

    A. Dr. LaPierre based his recommendation on a false assumption, namely that evidence from other jurisdictions cannot be extrapolated to New Brunswick and therefore we need to allow the industry to experiment here. What we see through the facts is that different shale plays behave very similarly both in the economics, which are systematically hyped, and in the environment, where problems are continuously surfacing. It is absurd to think that the NB case will not follow this pattern.

    Q. But couldn’t this pattern be reversed by the tough regulations the Government has promised?

    A. Unfortunately, regulations have no effect on human error or the laws of physics and chemistry. In other words, no regulations can prevent a blowout, a spill or a truck crash, or, accidents apart, the cement casing of a well to deteriorate with time and leak, or the VOCs emitted from a wellsite to travel for tens of kilometers around. In any case, rather than strengthening existing regulations, the government is dismantling them through the introduction of loopholes in environmental legislation that in fact make way for the shale gas industry.

    Q. This gutting of legislation is a serious accusation, can you please elaborate?

    A. On March 16, 2011, then Environment Minister Margaret-Ann Blaney introduced a Natural Resources wetland map that does not show more than 60% of the wetlands in NB, breaking the province's own regulations on wetlands protection and Environmental Impact Assessments (EIAs).

    On July 13, 2011, Minister Blaney notified a network of 19 watershed groups that their 10-year project work to develop a Water Classification Program was dropped because the regulations would be too difficult to enforce. This would have provided the regulatory framework for watershed protection. On November 13, 2012, Minister Bruce Fitch received final public input on their plans to exempt shale gas operations from the provincial Clean Air Act.

    Q. Finance Minister Blaine Higgs has recently pointed to the shale gas industry as an area the province could tap into for additional revenue to tackle the debt. Also, Premier Alward said on November 7th at the Minerals and Petroleum Conference in Fredericton that "Shale gas is our only path to prosperity". Do you agree with them?

    Absolutely not. Government bases these prospects on hyped industry estimates. Data from the US now show that the frenzy of drilling for shale gas in many states has not been the economic boom that industry claimed. In a study that Deborah Rogers, a renowned financial analyst, showed in her recent talk in Fredericton on the 40 counties that have been heavily drilled in the three major shale gas plays in the US, almost all of these counties had a median income, retail sales and employment rates below their State average.

    She also showed that shale plays are not as consistent and uniform as assumed. Only 2 out of 10 wells are profitable in the average shale play, and the rate of production decline is much steeper than what industry claims (on average, 60 to 80% of the total production of a well occurs in the 1st year, and by the 5th year, most wells are unproductive). Can this really be a stable source of jobs and revenues?

    Q. But don’t you think some readers may question whether your information is also biased, against industry?

    A. There is already a wealth of scientific information and journalistic investigations that support our claim that fracking is neither safe nor economic. Interested readers can weigh by themselves for example the thousands of pages of documents gathered by the New York Times under the heading 'federal officials quietly question shale gas'. What is incredible is that we are still fighting this, given the appalling evidence against the practice that is already available.

    Q. How many people do you expect will join the protest?

    Hundreds have already committed to attend through social media, and the list is growing by the day. In addition, we have over 20 community groups, 4 student groups, 6 NGOs such as the NB Lung Association and the Council of Canadians, 3 unions (CUPE, national farmers union, and Distric Labour Council), and two political parties (NDP and Greens) that are joining. These represent tens of thousands of New Brunswickers and are a real cross-section of both rural and urban NB.

    Q. What would you say to someone considering joining the walk?

    A. If you are considering joining, then you probably already understand that the shale gas industry threatens our future. Our government has been co-opted by this industry and trumpets that it can be made safe with tough regulations, while in fact gutting existing ones and that it will bring jobs and prosperity.

    To top it off, they are not listening to New Brunswickers by ignoring our petitions and calls. This is a slap in the face to Democracy that we have to make loudly visible in the streets, so that others may become aware of it.

    And if they already are, then there are hundreds of fellow citizens that feel the same way. Knowing that someone else has the same views you do and is experiencing the same outrage as you is an extremely empowering experience. Come and walk with us!
  • Public Release

    NEW BRUNSWICK PEOPLES’ DECLARATION ON SHALE GAS AND RENEWABLE ENERGY

    November 27, 2012

    WHEREAS

    Licences have been granted by the New Brunswick Government on 1.5 million hectares of New Brunswick enabling exploration for shale gas without public consultation or free, prior and informed consent of First Nations as informed by the 2007 UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples; and

    With a well casing failure rate of between 2 and 8 percent, and as high as 50 percent over two decades, shale gas extraction using hydro-fracking poses an unacceptable risk to drinking water wells, groundwater aquifers, lakes and streams, as well as consumes millions of gallons of fresh water, rending it a waste product requiring treatment; and

    The shale gas industry will introduce substances such as benzene, diesel fuel, kerosene, naphthalene and antifreeze into our water through spills/leakage of toxic fracking flow-back fluids, and into our air, through fugitive emissions and venting, placing local residents, livestock, wildlife, and critical agriculture and watershed areas at risk; and

    Communities where hydro-fracking has occurred have experienced explosions, fires, spills, stream contamination and well pollution, which have placed volunteer fire departments, EMS units and healthcare providers at risk; and

    Extensive shale gas extraction, and its required infrastructure of roads, drill pads, pipelines, compressor stations, heavy truck traffic, and impacts of noise, emissions and dust will undermine property values and increase tax burdens on New Brunswickers who have not given their consent to this industry;

    AND WHEREAS

    Approximately 20,000 New Brunswickers in 2011 signed a petition calling for a ban on shale gas licensing and extraction in New Brunswick; and

    In November, 2011 a CBC survey of 1,800 New Brunswickers indicated that 80 percent thought environmental concerns outweigh the desire for revenue from hydro-fracking; 74 percent thought hydro-fracking should not continue, and 61 percent called for a total ban on hydro-fracking; and

    The October 2012 report by Dr. Louis LaPierre (The Path Forward) did not reflect the will of the people as expressed at public meetings held in 2012, and Dr. LaPierre did not gather evidence over the course of the public meetings to support his opinion finding that a moratorium on shale gas development was or was notwarranted; and

    The September 2012 report of Dr. Eilish Cleary (Chief Medical Officer’s Recommendations Concerning the Development of Shale Gas in New Brunswick) establishes the extensive and costly parameters required to be put in place to assess basic human health impacts before any exploratory hydro-fracking takes place; and

    New Brunswick does not have an Environmental Bill of Rights guaranteeing its citizens and First Nations a clean environment including air, water and land and recognizing water as a fundamental Human Right; and

    Employment claims of the industry have been largely overstated elsewhere, for example, in Texas. Furthermore, the work requires skills not generally held by New Brunswickers, rendering them ineligible for all but unskilled employment on shale gas sites;

    AND RECOGNIZING

    That, responding to objections from people, especially from those most directly affected, hydro-fracking has been forbidden or banned in many jurisdictions in the world primarily due to concerns over water; and

    That industry infrastructure development will require clear-cutting of trees, 24-hour noise and light pollution, increases in truck traffic and permanent alterations of the landscape which are incompatible with forestry, fishing, guiding, agriculture, tourism, recreation and other pursuits which contribute to the New Brunswick economy; and

    That resources which otherwise could be directed towards clean, renewable energy alternatives such as solar, wind, geothermal, micro-hydro and other non-consumptive energy resources are currently going into the pursuit of natural gas in shale, an un-sustainable fossil fuel that contributes to global climate change; and

    That the private interaction of government and industry groups as occurred in Fredericton from November 4-6, 2012 at the taxpayer-supported 2012 Exploration, Mining and Petroleum New Brunswick Conference has the effect of inhibiting New Brunswickers’ expression against fossil fuel development and prevents alternative energy propositions from gaining recognition or reaching fruition;

    WE, THE UNDERSIGNED, RESPECTFULLY DEMAND THAT

    The New Brunswick Government begin, TODAY, an energy transition program based on reducing overall energy consumption, energy efficiency and giving priority to renewable energy over sources that are finite, whiletransferring all subsidies from carbon to renewables/sustainables and increasing them in scale; and

    That the production and delivery of energy be re-oriented to satisfy the needs of the people of New Brunswick, and not for export or to be managed by transnational interests or driven by industrial consumption; and

    That local, alternative and sustainable solutions be prioritized, decentralizing generation. This transition requires an immediate ban on drilling for shale and in general prohibiting unconventional hydrocarbon extraction using methods too dangerous for the environment and health; and

    That Government invite meaningful, constructive dialogue with social and environmental movements to determine all the economic possibilities and opportunities for New Brunswick that will address our debt and deficit and eliminate shale gas from consideration in this regard; and

    That Government accept that the people reserve the right to enact civil disobedience to confront destruction of the New Brunswick environment, methods of subsistence, of quality of life and of health; and

    That Government prioritize the adoption of a New Brunswick Environmental Bill of Rights, entrenching every citizen’s right to clean air, land and water in legislation, for the benefit of current and future generations.

    Signed this day, the 27th of November, by

    Please sign the electronic petition here

  • PRESS RELEASE

    For Immediate Release        November 17, 2011

    Shale Gas Protest March and Rallies in Fredericton November 19th and 23rd

     

    FREDERICTON NB ---- A march and two rallies at the Provincial Legislature will take place on November 19th and November 23rd to protest unconventional shale gas development in New Brunswick.
    Citizens and community groups from throughout New Brunswick will converge on Fredericton on Saturday, November 19th and at the opening session of the New Brunswick Legislature on Wednesday, November 23rd with their message to the Alward Government that the exploration and extraction of natural gas from shale using horizontal drilling in combination with slick water hydraulic fracturing will not be tolerated.

    New Brunswickers from all over the province denounce the development of an unconventional shale gas industry. The process used to extract unconventional shale gas is less than 20 years old. It is the undisputed cause of ecological damage and long-term economic net debt, earthquakes, air and noise pollution, infrastructure degradation and the profligate use and irreversible poisoning of trillions of litres of fresh water. It leaves deleterious impacts on the lives and health of humans and other animals in its wake.

    “The civic duty of New Brunswick residents does not require that they be guinea pigs in anyone's science experiments”, states Jim Emberger, spokesperson for the Taymouth Community Association.

    The promise of large-scale job creation appears over-exaggerated. In a recent presentation at the University of New Brunswick on October 22, 2011, Mr. Calvin Tillman, former mayor of Dish, Texas mentioned that since this industry requires highly skilled workers, most will be imported from outside the province to enable the industry to be more competitive at a time when stock market prices for natural gas are low.

    Events on Saturday, November 19th will begin at 7:00 am with a Sunrise Ceremony at the Old Burial Grounds at 51 Woodstock Road. At 10:00 am there will be a benefit concert at the Old Burial Grounds for the people of Penobsquis. A march to the Provincial Legislature will begin after the concert, starting at 11:00 am.

    Sixty residents in Penobsquis have lost their well water and have experienced ground subsidence allegedly from the industrialization of their rural community. Some who want to move away have been unable to sell their homes. We ask, where is justice for the people of Penobsquis? Will regulations serve anyone when more things go wrong? A point made clear in the recent documentary by Rob Turgeon, ‘Be... Without Water’. (www.youtube.com/user/robfturgeon#p/a/u/1/aK0NMTMXHSw)

    Events on Wednesday, November 23rd are scheduled to begin at the Provincial Legislature at 12:00 noon. A program with music and speakers will begin at 1:00 pm.

     

    Media Contacts:

    Jean Louis Deveau 506 442 1413 jlpdev@nbnet.nb.ca     

    Julia Linke 506 367 0987 linkejul@gmail.com

    Terry Wishart 506 238 4001 t.wishart@banfrackingnb.ca

    _________________________________________________

    COMMUNIQUÉ

    Pour publication immédiate                              17 novembre 2011

    Marche et rassemblements contre les gaz de schiste à Fredericton les 19 et 23 novembre

    FREDERICTON NB — Une marche et deux rassemblements devant l’Assemblée législative auront lieu les 19 et 23 novembre pour protester contre l’exploitation non traditionnelle des gaz de schiste au Nouveau-Brunswick.

    Des citoyens et des groupes communautaires de toutes les régions du Nouveau-Brunswick se réuniront à Fredericton le samedi 19 novembre et lors de la séance d’ouverture de l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick le mercredi 23 novembre pour livrer leur message à l’administration Alward que l’exploration et l’exploitation du gaz naturel des schistes en utilisant le forage horizontal avec des fluides de fracturation ne seront pas tolérées. Les Néobrunswickois de toute la province dénoncent l’exploitation non conventionnelle des gaz de schiste par l’industrie. Le processus utilisé pour extraire les gaz a moins de 20 ans. Et il est la cause non contestée de dégâts écologiques, de dettes économiques nettes à long terme, de tremblements de terre, de pollution atmosphérique et sonore, de dégradation des infrastructures et de l’utilisation immodérée d’eau et de l’empoisonnement irréversible de trillions de litres d’eau douce. Par ailleurs, cette industrie laisse dans son sillage des impacts nuisibles sur la vie et la santé des humains et des autres animaux.

    « Le devoir civique des résidents du Nouveau-Brunswick n’exige pas qu’ils servent de cobaye pour les expériences scientifiques, » affirme Jim Emberger, porte-parole de l’Association communautaire de Taymouth.

    Les promesses de créations d’emplois à grande échelle semblent très exagérées. Dans sa récente présentation à l’université du Nouveau-Brunswick le 22 octobre dernier, monsieur Calvin Tillman, ancien maire de Dish au Texas a mentionné qu’étant donné que cette industrie a besoin de travailleurs hautement qualifiés, la plupart d’entre eux proviendront de l’extérieur de la province afin de permettre aux opérations d’être plus compétitives au moment où les prix sur le marché du gaz naturel sont bas.

    Les évènements de samedi 19 novembre vont commencer à 7 heures avec une cérémonie du lever du soleil au vieux cimetière situé au 51 Woodstock Road. À 10 heures, il y aura un concert au bénéfice des citoyens de Penobsquis. La marche vers l’Assemblée législative commencera après le concert à 11 heures au même endroit.

    En effet, soixante résidents de Penobsquis ont perdu l’eau de leur puits et ont subi des affaissements de terrain après l’industrialisation de leur collectivité rurale. Certains qui ont voulu déménager ailleurs n’ont pas été capables de vendre leur maison. Nous demandons, où se trouve la justice pour les habitants de Penobsquis? Est-ce que des règlementations vont servir à qui que ce soit lorsque d’autres choses tourneront mal? Un récent documentaire par Rob Turgeon donne une réponse très claire :

    « Vivez...sans eau » (www.youtube.com/user/robfturgeon#p/a/u/1/aK0NMTMXHSw)

    Les évènements de mercredi 23 novembre débuteront à l’Assemblée législative à midi. Un
    ensemble d’évènements avec musique et conférenciers débutera à 13 heures.

     

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